Un peu d'histoire...

MONCEAUX, Monceaulx, Monciaux, Montceaux, Monchaux, Mauciens en 1295 (Moncelloe), entre Sacy le Grand au nord, les Ageux à l’est, Brenouille au midi, Cinqueux à l’ouest.

Territoire ’’Montneux’’ à l’est, en plaine vers l’ouest, marécageux vers le nord où il comprend une partie des marais de Sacy le Grand. Le fossé dit de Fontaine le comte ou de Villette, qui a plus de six mille mètres de longueur sur un même alignement, forme la limite septentrionale.       

Le Village, placé du côté opposé vers l’angle sud-ouest, au bas de la montagne de Rocq, est formé de plusieurs rues tortueuses mal alignées, habituellement humides à cause de la nature argileuse de leur sol.

 

Monceaux ne fut dans l’origine qu’un simple hameau de la paroisse de Brenouille. Il y avait un prieuré qui dépendait de l’abbaye de saint Quentin près de Beauvais; les religieux présentaient un de leurs chanoines réguliers à la nomination de l’évêque; ce bénéfice avait les dîmes de Brenouille, Cinqueux, Monceaux, plus un droit sur le fief dit de Gonnelle et de l’Eperon dont le tenancier devait une paire d’éperons dorés au prieur comme Seigneur de Monceaux; il y avait aussi haute, moyenne et basse justice avec une prévôté. L’abbaye laissa tomber en ruines l’hôtel seigneurial et n’envoya plus de prieur, au point que vers l’année 1506, le procureur du roi de Senlis fit saisir tous les revenus, pour contraindre l’abbé à remplir ses obligations.

En 1672, les habitants de Monceaux représentèrent qu’ils étaient deux fois plus nombreux que ceux de Brenouille; qu’il leur était souvent impossible d’aller, pendant l’hiver, au chef lieu paroissial à cause des mauvais chemins, et que les commendataires ne faisaient aucun service régulier. Ils produisirent le consentement du prieur à ce que son bénéfice fut changé en cure, et celui du curé de Brenouille qui se réserva le droit de passer sur le territoire pour faire les convois des habitants des Ageux, autre dépendance de sa paroisse. A la suite de ces démarches, le hameau de Monceaux fut institué en paroisse le 20 Juillet 1678, et la chapelle érigée en cure le 15 août suivant sous l’invocation de la vierge, le droit de présentation étant ainsi maintenu à l’abbaye de Saint Quentin. Le curé conserva le titre de prieur.      

Monceaux est un ancien site mérovingien. L’abbaye Saint Quentin de Beauvais en était propriétaire et y fonda un prieuré. L’église actuelle, ancienne chapelle du prieuré, a été reconstruite en 1784. Il reste de l’ancien bâtiment un transept du XIIème siècle. Monceaux possédait un château dans les marais. Celui-ci aurait été démoli pour construire le château de Chantilly. Les ruines du château étaient encore visibles au début du siècle dernier.

Source : Cantons de Liancourt et Maignelay—Ed. Res Universis

Pour compléter votre information


L' OISE : ART .. HISTOIRE et PATRIMOINE

Extrait des éditions DELATTRE du mois de Juin 2003 - Granvilliers 60210

Monceaux .... Lees Moncellois - Canton de Liancourt - Superficie : 660ha - Altitude : 30 à 66m.

Population :

1720 : 288 habitants - 1831 : 360 habitants - 1935 : 305 habitants - 1999 : 693 habitants

Autrefois :

Monticellis en 917, Mauciens en 1295. Monceaux ne fut à l'origine qu'un simple hameau de la paroisse de Brenouille. Monceaux ne sera érigé en paroisse qu'en 1678 et le nouveau curé conserva le titre de prieur. La seigneurerie appartenait au XVI ème à la famille de Villers-Saint-Paul.

Prieuré de Sainte-Barbe dépendant de l'abbaye de Saint Quentin de Beauvais. Château-Coutard construit dans les marais, vers 1720, par Jean-Jacques Coutard, démoli par le marquis de Villette vers 1755.

Une tuilerie. Quelques tisserands.Une briqueterie. Deux cafés en 1900.

 

Aujourd'hui :

Eglise Notre-Dame reconstruite en 1784, conservant une partie de l'ancien édifice qui était à l'origine l'église du prieuré. Quelques fenêtres sont du style roman.

Industrie ou activités : Plus de commerce. Quelques artisans.

Cours d'eau : La Frette - Divers : Nombreux bois. Etangs communaux et la Mare des Cliquants.